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Sorties, loisirs et vacances

Les sorties

Touristiques, sportives, ludiques, culturelles ou éducatives, les sorties en groupe à la journée ou sur un week-end relèvent des activités privilégiées mises en place par les CE. Elles nécessitent une préparation minutieuse. Grâce à des prix très avantageux, pouvant aller jusqu’à -40% des prix usuels, les sorties organisées par les comités d’entreprise rencontrent souvent un vif succès, particulièrement lorsqu’elles se déroulent dans les parcs d’attraction, plébiscités par les salariés.


Des loisirs pour tous à portée de main

Présentation : procéder par étapes

En premier lieu, le comité doit cerner les attentes des salariés, pour que la sortie ait toute l’attention et le succès qui lui est dû. De façon générale, on considère que la diversité des sorties ce proposées est un gage de réussite et, en la matière, on a le choix : sorties culturelles, familiales et sportives… Pour définir la prochaine destination, on peut proposer un questionnaire (simple) à l’ensemble des salariés (le CE peut demander à l’employeur de le joindre à la fiche de paie). Organiser une réunion d’échange et d’information où chacun proposera ses idées, ou discuter avec le personnel, lors des permanences, peut se révéler une très bonne solution pour faire émerger les désirs des futurs bénéficiaires de la sortie. Enfin, on peut aussi lancer une enquête de satisfaction à propos d’une sortie précédente, qui permettra de conforter le CE ou de lui faire rectifier le tir. Une fois ces premières indications récupérées, le comité aura la délicate tâche de fixer son choix sur la sortie à organiser. Il faudra définir son but, bien entendu, mais aussi (surtout) le budget qui lui est alloué et la participation éventuelle des salariés. On n’oubliera pas de déterminer à l’avance l’implication des élus (organisent-ils eux-mêmes la sortie ou recourent-ils à des prestataires ?). Comment se déroulera la sortie ? Prévoit-on un hébergement ? Une fois ces questions tranchées, le CE peut faire le tour des prestataires. Il doit pour cela établir un cahier des charges très précis, précisant par exemple la présence éventuelle d’enfants en bas âge, de personnes handicapées, etc. Le choix du CE doit correspondre à son budget tout en offrant des garanties financières, professionnelles et une prestation de qualité. Une fois tout ceci validé, il faut informer tous les salariés, via des affichages et des réunions pour répondre aux diverses questions qui pourraient surgir et, surtout, pour pouvoir prévoir le nombre de participants.

Après la sortie, il est toujours apprécié des salariés que le CE organise un petit compte-rendu (sous forme de reportage par exemple, avec photos à l’appui), à mettre en ligne si le comité possède un site Internet dédié. Cela prend un peu de temps mais permet aux salariés de mesurer à nouveau l’implication des élus et, souvent, de donner envie de participer à la prochaine sortie.

Le tour des offres

L’offre est très variée : visite de musée ou de parc de loisirs, randonnée sportive, visite touristique, découverte des catacombes parisiennes… Il y en a pour tous les goûts.Pour se faire une idée des sorties qu’ils peuvent proposer aux salariés, les élus du comité peuvent se rendre sur les salons spécialisés pour les CE de leur région, dans les Syndicats d’Initiatives, Comités Régionaux de Tourisme, Loisirs Accueils ou autres Fédérations Sportives Départementales. De plus, de nombreux professionnels spécialisés dans l’organisation de sorties proposent leurs services avec de précieux conseils à la clé. Les offres peuvent reposer sur des formules complètes comprenant l’activité proprement dite, la restauration ainsi que l’hébergement éventuel. Ainsi, tout est prévu à l’avance, sauf le transport qui reste à la charge du comité.Il existe également des associations et organismes à but non lucratif qui proposent des circuits et des sorties.Autre possibilité, dans le cas d’une sortie dans un lieu de loisirs comme les parcs d’attractions, les CE peuvent négocier directement, avec la structure choisie, un forfait au week-end ou un tarif à la journée.

Les points CLÉS

La sortie est une activité facile à organiser.
Sa durée s’échelonne de 1 à 3 jours. Elle peut avoir des thèmes multiples : découverte, culture ou sport. À ce titre, il faut savoirque les parcs d’attractions génèrent toujours beaucoup d’enthousiasme de la part des salariés.

Le CE a la possibilité de faire appel à un prestataire ou de tout organiser lui-même.
Dans les deux cas, il est important de prendre en compte un certain nombre d’impératifs comme l’assurance.

Les pièges à éviter

Il faut à tout prix éviter de préparer une sortie dans la précipitation ! Il est impératif de contacter les organismes bien en amont de la date choisie. Les visites de groupes dans les musées, par exemple, doivent être réservées entre trois et six mois à l’avance. La date de la sortie ne s’improvise pas non plus : mieux vaut la belle saison pour des sorties «découverte de la nature». On évitera aussi d’organiser une sortie lors d’une période très chargée pour l’entreprise, pendant laquelle les salariés risqueraient de ne pas être disponibles, ou à des périodes où d’autres activités, internes ou externes à l’entreprise, pourraient concurrencer la sortie.Il n’est pas inutile de prévoir une bonne promotion de l’événement dans l’entreprise. L’affichage ne doit pas débuter prématurément, au risque d’être vite oublié, mais ne pas avoir lieu au dernier moment non plus.Le message doit être simple et bien ciblé. Pour éviter quelques désagréments de dernière minute quant aux horaires et à l’organisation générale de la sortie, mieux vaut prévoir, si cela est possible dans l’entreprise, une réunion d’information avec les participants quelques jours avant le départ. Enfin, le CE doit prévoir la souscription d’une assurance couvrant les conséquences de certaines annulations ou d’un contrat d’assistance en cas d’accident ou maladie des participants. Si la sortie qu’il propose à ses salariés le rattache, au sens de la loi du 13 juillet 1992, au statut d’agence de voyages (en cas d’assemblement d’hébergement, de transport et de prestations supplémentaires, par exemple), le comité devra veiller à obtenir un agrément. Une certaine tolérance est admise en pratique par certaines préfectures, mais on ne saurait trop vous conseiller de vous méfier afin d’éviter les déconvenues…

Bon à savoir

De plus en plus de salariés demandent à bénéficier d’une tarification préférentielle par le biais du comité d’entreprise, mais préfèrent sortir individuellement.Pour répondre à cette attente, il faut favoriser l’achat de billets non datés (valables en général plusieurs années) aux billets datés (moins chers mais utilisables seulement dans le cadre d’une sortie de groupe, à une date donnée). --Dans le choix de son prestataire, le comité a intérêt à faire jouer la concurrence et vérifier les garanties offertes. Les organismes à but lucratif doivent être titulaires d’une licence et les associations disposer d’un agrément. De plus, il est préférable de s’inquiéter de la bonne santé financière d’un organisme avant de lui confier un budget.

Autre point sensible : la question des assurances.
Le CE doit en posséder une et vérifier celles de ses fournisseurs. De façon générale, il vaut mieux privilégier la qualité à la quantité ; la réussite de la sortie dépend souvent de la participation financière du CE. Il revient au comité de déterminer le montant de sa participation s’il décide d’abonder et, bien sûr, celle des salariés ou accompagnants. Pour associer à l’événement le maximum de salariés, il peut décider de faire varier leur participation. Il doit alors en définir les critères : quotient familial, revenus, nombre d’enfants…Quel que soit le budget alloué par le CE à la sortie, le projet doit être examiné et adopté en réunion plénière.

Pour en SAVOIR PLUS

• Le site Internet du ministère du Tourisme : www.tourisme.gouv.fr
• Guide gratuit des sorties dans les villes de France : www.fra.cityvox.fr
• Sortir en famille : www.dejagrand.infobebes.com

Par Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques

La situation de l’industrie française est en effet très inquiétante : avec plus de 800 000 emplois industriels perdus depuis 2000 et une industrie manufacturière qui ne pèse plus que 10 % de son produit intérieur brut (PIB), la France est désormais l’un des pays les plus désindustrialisés avec la Grèce et le Royaume Uni.

Est-ce d’abord une question de coût ? Oui et non. Selon le Bureau of Labor Statistics américain une heure de travail français dans l’industrie manufacturière coûtait en 2010 41 dollars contre 44 dollars en Allemagne, soit 8 % de moins. Et ce coût a moins augmenté dans l’Hexagone depuis 2000 que dans tous les autres pays de la zone euro, à l’exception de l’Autriche – un peu – et de l’Allemagne. En revanche, vis-à-vis du reste du monde, la hausse de l’euro intervenue depuis sa création pose un réel problème : une heure de travail française coûtait 14 % de moins qu’une heure de travail américaine en 2000, mais 17 % de plus en 2010. Et surtout c’est la même chose vis-à-vis des pays émergents : une heure de travail coréenne valait 46 % d’une heure française en 2000, mais seulement 41 % en 2010…Du fait de la montée de l’euro, la France et l’Europe ont subi dans les années 2000 un choc fantastique.

La modération salariale a certes joué un rôle dans la résistance exceptionnelle de l’industrie allemande face à ce choc, mais les facteurs de compétitivité de l’Allemagne sont surtout ailleurs : valorisation ancienne du travail industriel, management plus participatif à cause des contraintes de la cogestion, spécialisation sur des créneaux porteurs – biens d’équipements et véhicules haut de gamme – avec l’explosion de la demande des pays émergents, intégration réussie des pays à bas coût d’Europe centrale et orientale dans la chaîne de valeur allemande... Ce sont ces caractéristiques qu’il faudrait dupliquer en France, davantage que les réformes de Gerhard Schröder qui ont surtout accru la pauvreté et les inégalités outre-Rhin.

Pour redresser la barre, il nous faudrait en premier lieu une politique de change de l’euro. Ce ne serait pas indolore : un euro plus faible signifie que les produits que nous importons coûtent plus cher, ainsi que le gaz et le pétrole qui se négocient en dollars. C’est une des raisons pour lesquelles il nous faut accélérer parallèlement la transition énergétique. Il faudrait aussi (enfin) une véritable politique commerciale commune vis-à-vis de la Chine.

En revanche, les 20 milliards d’euros du pacte de compétitivité sont probablement d’une utilité très faible. Ils pèsent moins de 2 % du coût total du travail des Français et n’auront quasiment aucun impact vis-à-vis de pays comme la Chine, la Roumanie ou encore la Pologne pour lesquels l’écart de coût du travail est supérieur de 1 à 4. Le seul effet sera d’améliorer un peu la compétitivité française vis-à-vis de l’Espagne, de l’Italie ou du Portugal, qui, du fait de la crise de la zone euro, ont abaissé leur propre coût du travail.

Autrement dit, une telle politique va accentuer encore le recul de la demande intérieure dans la zone euro. Et donc aggraver et prolonger sa crise car il est impossible de limiter l’endettement public dans un contexte de récession.

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