Avec un retour sur image exceptionnel et un rapport qualité-prix souvent intéressant, les croisières intéressent de plus en plus les comités d’entreprise, qui profitent de l’image valorisante d’une croisière réussie. Sur ce marché dynamique et proposant un éventail très varié d’expériences, le CE choisira en fonction de sa population de salariés et de son budget pour proposer un véritable hôtel-club flottant ou au contraire une croisière plus personnelle, voire concoctée à la carte autour d’un thème précis.La croisière s’amuse
Avec 577 000 passagers en 2010, selon les chiffres annoncés par l’Association Française des Compagnies de Croisière (AFCC), le secteur est très dynamique en France (+12% par rapport à l’année précédente). Selon François Weil, Président de l’AFCC, « c’est probablement la forme de voyage qui a le moins subi la crise dans une année indécise. » La France, pourtant, n’est pas le leader européen, loin s’en faut. Les Français sont loin derrière leurs voisins britanniques, italiens, allemands et espagnols. Et si les grandes compagnies maritimes ont lancé la construction de plusieurs nouveaux navires de grande capacité, c’est parce que ce marché en croissance présente un taux de remplissage proche de 100% et un taux de satisfaction très élevé (93% annoncés par l’AFCC) que les professionnels du secteur ont bien l’intention d’exploiter.
Choisir sa croisière
La croisière maritime : 387 000 voyageurs en FranceLes deux tiers des voyageurs qui ont opté pour une croisière française en 2010 ont choisi la mer, et, parmi eux, 69% ont opté pour la Méditerranée (contre 57% au niveau européen) et 14% les Caraïbes.Ce qui a attiré ces vacanciers ? La destination, bien sûr, mais aussi les navires sur lesquels la croisière se déroule.De véritables hôtels-clubs flottants, dont la capacité d’accueil peut atteindre 3000 personnes et qui offrent mille et une activités à bord. Particulièrement, les croisières de ce type sont plébiscitées par les familles, la plupart des compagnies offrant des mini-clubs, voire des services de baby-sitting. Les adolescents ne sont pas en reste, avec de nombreuses activités spécialement organisées pour eux, et de plus en plus de zones dédiées (piscines réservées pour ne pas gêner les adultes, salles de jeux vidéos voire cinéma « 4D »…). Chaque matin, le navire accoste dans un nouveau port, et des sorties et excursions sont proposées à tous, ce qui permet à Bernard Jeanvoine, de Croisiland, un distributeur spécialisé, d’affirmer que les croisières allient maintenant l’hôtel et le circuit. « Il y a un effet zapping en termes de destinations. On se réveille chaque matin devant un nouveau paysage. C’est une première approche pour donner l’envie de revenir ultérieurement. »
Les croisières fluviales et croisières atypiquesVoyager sans renoncer au confort, découvrir de nouvelles destinations chaque jour tout en profitant de multiples activités à bord, les raisons de voyager en croisière sont nombreuses, à condition d’accepter de partager son temps libre avec des centaines d’inconnus et d’apprécier l’ambiance club. Si les salariés de votre entreprise ne vous semblent pas orientés en ce sens, peut-être vous tournerez-vous vers des croisières fluviales ou des croisières atypiques, plus adaptées aux allergiques du tourisme de masse.
Les croisières fluviales ont attiré 190 000 voyageurs en France en 2010. Elles ont lieu sur des navires plus petits (maximum 200 personnes, souvent beaucoup moins), qui voguent sur tous les grands fleuves d’Europe, mais aussi sur des eaux plus lointaines comme le Nil (assez classique) ou le Mékong, le Saint-Laurent, l’Amazone…C’est une façon de découvrir différemment les régions traversées.Il est également possible d’organiser des packages croisières / séjour, où ce dernier intervient avant, pendant ou après la croisière à proprement parler.On peut donc par exemple proposer une croisière en Adriatique au départ de Venise, par exemple, après avoir passé quelques jours dans la Sérénissime.Les croisières peuvent également prendre place autour d’un thème, quel qu’il soit. Artistique (musique, théâtre, danse), culturel, gastronomique… Il y en a pour tous les goûts. On pourra proposer une croisière inspirée des Mille et Une Nuits à la découverte de la péninsule arabique, une croisière Mort sur le Nil d’Agatha Christie, dans un navire à vapeur construit au début du 20ème siècle… Bref, tout est possible, à condition d’y mettre le prix.De façon générale, on oublie dorénavant les croisières qui duraient un mois ou plus, réservées aux seniors fortunés. Aujourd’hui, on part généralement pour une huitaine de jours. Des croisières encore plus courtes (4-7 jours) sont même en vogue.
A qui s’adresser ?
Les compagniesSur le marché international, trois géants se partagent 85% du marché : Carnival, Royal Caribbean Cruises et Star Cruises. En France, on retrouve la première compagnie mondiale par le biais du leader Costa Croisières, dont elle est propriétaire. Son concurrent le plus sérieux est MSC Croisières, une compagnie italienne. Les armateurs les plus petits sont également souvent les plus spécialisés, ce sont à eux qu’il faut généralement s’adresser si l’ont cherche des croisières un peu différentes.
Les distributeursSelon Bernard Jeanvoine, directeur de l’agence spécialisée Croisiland, environ 60% du chiffre d’affaires du marché national émane de réservations individuelles, les 40% restant venant de groupes constitués, principalement des CE, mais aussi des clubs, associations et entreprises.Il insiste sur les avantages essentiels que représentent le rôle des distributeurs, surtout quand ils sont spécialisés sur le secteur croisières, notamment auprès des CE. Ils ont une connaissance approfondie du produit, et des relations avec toutes les compagnies, ce qui leur permet de proposer l’offre la plus adaptée à la demande, la notion de conseil est important surtout pour les «primoaccédants » aux vacances en croisières et ceux-ci sont en forte croissance sur le marché hexagonal. Le distributeur spécialisé représente actuellement le lien essentiel entre les compagnies qui construisent de superbes navires et les clients des collectivités.On notera également que, pour s’orienter vers un distributeur spécialisé en croisière, on peut se fier à la labellisation « Expert Croisière » de l’AFCC. Les compagnies ont compris que leurs meilleures ventes passent par les agences de voyages et, l’AFCC qui les regroupe, offrent à ses labellisés une priorité d’accès aux formations, des voyages d’études, des visites de navires…
Que contiennent précisément les packages ?Les baisses de prix ont aidé à la démocratisation du produit croisière et, si tout est toujours possible et peut être concocté (moyennant finances évidemment) par votre distributeur, il faut vérifier ce qu’inclut exactement le package que l’on vous propose, en plus de la traditionnelle pension complète (sauf alcool) et des activités à bord.Notamment, le prix qui vous est proposé comprend-il :- l’assurance (annulation, rapatriement, perte ou dommages aux bagages) ?- le trajet jusqu’au port d’embarquement ? Sauf si c’est prévu par votre agence de voyage, le trajet jusqu’au navire est aux frais du client. Comme tout autre voyage, il peut être organisé par le CE lui-même mais, dans ce cas, celui-ci doit obtenir une licence d’agent de voyage ou un agrément de tourisme, (à demander auprès du Comité Départemental d’Action Touristique).- les pourboires ? Traditionnellement, certains personnels sont rémunérés en partie par les pourboires, souvent fixés par les compagnies entre 5 et 8 euros par jour et par personne.- Les excursions (ou certaines, tout au moins) ? La plupart du temps, elles ne le sont pas, sauf arrangement avec votre distributeur pour une sortie spéciale. Question prix, on compte en général 50€ pour une demi-journée et 100€ pour la journée entière. Cela dit, les ports choisis par les armateurs sont souvent placés à proximité des centres-villes, ce qui facilite la possibilité de s’organiser soi-même, à pied ou en taxi.
De façon générale, il appartient aux élus du CE de définir leur budget et la quote-part qui reste à la charge du salarié. A noter que cette quote-part n’est pas obligatoire, un CE peut tout à fait organiser un voyage gratuit pour les salariés. Par exemple, en instituant un quotient familial en fonction des ressources du ménage, un CE peut décider que les plus bas revenus ne payent pas de quote-part pour participer au voyage.
Un élu de CE qui voudra proposer une croisière à ses salariés n’oubliera pas de préciser un cahier des charges précis de ce qu’il cherche à son interlocuteur et notamment si le groupe visé comporte des enfants, personnes âgées, handicapées, avec un régime alimentaire spécial ou une maladie chronique (dans ce cas, il faudra veiller à ce que la personne soit pourvue en médicament pour la durée complète du voyage).Bien sûr, on précisera plutôt deux fois qu’une aux salariés de se munir d’une pièce d’identité en règle pour eux et chaque membre de leur famille, voire, selon la destination, d’un passeport.Sur le bateau, on conseillera aux voyageurs d’emporter vêtements et chaussures confortables pour les excursions et pour les activités de pont et une tenue plus élégante pour les soirées de gala. On n’oubliera pas la petite laine pour les soirées un peu fraîches ni les maillots de bain, lunettes de soleil, crème solaire etchapeau !
Patrick Bettini est né et a vécu en Afrique jusqu’à 18 ans. Après s’être établi à Chambéry, l’envie de voyager ne l’a pas quitté et c’est grâce aux croisières qu’il a pu allier dépaysement et farniente, à un prix abordable.
Astrohandicap: "l'Observatoire de l'Alifant"
06/04/2013
Le Comité d'entreprise pour les nuls
05/04/2013
Fêtes de Noël : les " Spectacles Alizés"
05/04/2013
L'OM: nouveau stade; offres CE
05/04/2013
0 Commentaire
Participez ! Laissez-nous un commentaire
Vos commentaires apparaîtrons après modération