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Services aux salariés

La restauration

Le déjeuner, la pause préférée des salariés ! Même si on lui consacre moins de temps, le repas du midi demeure un moment d’échange et de détente précieux surtout dans un contexte professionnel parfois tendu ou stressant. Que ce soit par le biais du restaurant d’entreprise ou de titres de restauration, le comité d’entreprise peut donc vraiment apporter son aide aux salariés pour qu’ils profitent pleinement et sainement de cette pause méridienne.

À table !

Présentation

Il y a tout juste un siècle, en 1913, la loi imposait aux entreprises de mettre à disposition de leurs salariés un local dédié à la prise en commun du repas du midi. Dès lors, les patrons des grandes entreprises vont progressivement prendre en charge une part du déjeuner de leurs salariés, soient par la mise en oeuvre d’une restauration collective, soit par la participation aux frais de repas. A leur création en 1945, les comités d’entreprise récupèrent l’organisation des services de restauration des salariés qui devient l’une de leur prérogative majeure. Aujourd’hui, pour des raisons de moyens, de nombreux CE ont préféré renoncer à la gestion de la « cantine » d’entreprise, mais pour autant ils ont tout intérêt à rester vigilants et à garder la main, au moins en partie, sur la question de la restauration.

La pause déjeuner reste le principal moment d’échange et de convivialité entre le personnel, d’autant qu’il concerne les salariés dans leur quasi totalité puisque seulement 0,5 % d’entre eux ont la possibilité de retourner à leur domicile pour manger. Le CE ne doit pas hésiter à s’investir pour assurer et renforcer ce lien social dans l’entreprise. Titres de restauration, restaurant d’entreprise ou interentreprises, participation aux frais des repas… les élus ont à leur disposition plusieurs formules pour permettre à tous de profiter d’un déjeuner convivial, bon, diététique tout en restant économique.

Moins de temps pour déjeuner
En dépit de la réputation de champions de la pause du midi, les français ne passent plus que 22 minutes à déjeuner, contre 1h38 en moyenne il y a vingt ans (source : Malakoff Médéric). Pour autant, l’heure du déjeuner reste un moment de détente et de convivialité sacré pour les salariés. Même réduite, ils sont 29 % à déclarer que c’est leur pause préférée de la journée.
La pause sandwich attire 14 % des salariés, tandis que 19 % préfèrent se rendre dans leur cantine. En revanche, les repas au restaurant ou à la brasserie restent une exception, seulement 10 % des salariés y ont recours. Des chiffres qui laissent entendre que la solution des titres restaurant, en dépit de sa souplesse, est plus souvent synonyme d’un sandwich sur le pouce que d’un repas assis dans un restaurant… Enfin, 12 % des Français déclarent déjeuner devant leur poste de travail et 6 % renoncent aux repas durant leurs journées professionnelles. Quant à ceux qui ne bénéficient d’aucune aide (ni cantine, ni titres), ils sont 46 % à opter pour la lunchbox en apportant leur déjeuner au travail.

Des produits plus diététiques et plus écologiques
Salade, légumes verts et poissons ont remplacé la pizzas et le sandwich jambon-beurre dans l’assiette salariés et notamment des jeunes générations de salariés, hommes et femmes confondus. Sous l’influence des campagnes de santé pour manger mieux, les exigences concernant les menus et la qualité des produits se sont affinées ces dernières années. Non seulement, on fait attention à sa santé en privilégiant les fruits et les légumes, les aliments frais et les modes de cuisson légères comme celle à la vapeur. Mais on est également de plus en plus sensible à l’origine et à la traçabilité des produits. Proposer les légumes de saison d’un agriculteur local ou des produits exotiques issus du commerce équitable sont des plus que les salariés apprécieront. Santé, écologie et solidarité s’invitent désormais dans nos assiettes. Des valeurs qui rejoignent celles des CE et qui devraient les inciter à prendre une part active à la question de la restauration. D’autant plus que ces nouvelles exigences alimentaires ont un coût que les salariés, sans l’aide du CE, ne peuvent pas toujours assumer.

Le tour des offres

La restauration collective
Lorsqu’en 1945 les comités d’entreprise récupèrent la gestion de la restauration collective, les cantines d’entreprise se sont généralisées dans les grandes entreprises. Mais c’est dans les années 1960 que la restauration collective s’est vraiment développée, sous l’impulsion des entreprises et des syndicats qui souhaitaient proposer aux salariés une solution de pause déjeuner économique et efficace. A cette époque, le restaurant d’entreprise matérialise une avancée sociale importante.
Longtemps autogérée, la restauration d’entreprise va commencer à s’externaliser à des sociétés spécialisées à partir de la fin des années 1970, les exigences réglementaires en matière d’hygiène et sécurité alimentaire contribuant également à accélérer ce processus. Aujourd’hui 80% des restaurants d’entreprise sont externalisés et confiés à un prestataire spécialisé dans la restauration collective.
La fin des années 1990 et les années 2000 sont celles d’une adaptation toujours plus fine de la restauration d’entreprise aux modes et rythme de vie professionnelle des actifs. Les prestations avec service à table, ainsi que les propositions de restauration rapide viennent compléter le dispositif global. Aujourd’hui, des restaurants « nouvelle génération » voient le jour. Le choix et la variété des propositions alimentaires s’accompagnent d’initiatives en matière de confort des salariés et d’ergonomie générale des espaces. Le restaurant devient un lieu d’échanges et de partage, au coeur de la vie en entreprise.

Autogestion ou externalisation ?
Si le CE a fait le choix de l’autogestion du restaurant, il disposera d’une marge de manoeuvre plus large dans la mise en place de son offre alimentaire. Mais ce n’est pas parce que le CE externalise la gestion du restaurant qu’il ne peut pas conserver un rôle non négligeable en aval. Pour cela, le degré d’exigence du cahier des charges est déterminant. Il permet de répondre avec précision aux différentes attentes des consommateurs, même s’il faut être conscient qu’il y aura toujours des convives insatisfaits… Pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, le plus simple est de sonder régulièrement les salariés à la sortie du restaurant pour identifier leurs attentes.

Les titres restaurant
Les titres de restauration permettent aux salariés de consommer un repas à l’extérieur de l’entreprise à des conditions financières avantageuses. Une solution qui offre souplesse et liberté aux salariés, idéale en cas d’horaires décalés ou quand le personnel est éparpillé sur plusieurs sites.
Aucun texte n’oblige un employeur à remettre des titres restaurant à ses salariés, même si ces derniers lui réclament, sauf disposition conventionnelle contraire. Les titres peuvent être émis directement par l’employeur ou par l’intermédiaire du CE qui a également la possibilité de participer conjointement à l’apport patronal. Tous les salariés (à l’exception de ceux en arrêt maladie ou en congé) peuvent bénéficier d’un titre par jour travaillé et par repas, y compris ceux à temps partiel ou temporaires, sauf si la pause déjeuner n’est pas incluse dans leurs heures de travail.
En France, seulement quatre sociétés émettent des titres restaurant : Sodexo (Chèques Restaurant), Chèques Déjeuner, Edenred (Ticket Restaurant) et Natixis (Chèques de table). Le marché est en progression stable. En 10 ans, entre 2001 et 2011, le nombre de titres émis est passé de près de 500 000 à un peu plus de 700 000, ce qui équivaut aujourd’hui à un marché de plus de 5 milliards d’euros.
Aujourd’hui, depuis 2012, il faut également compter avec deux nouveaux venus qui lancent des titres dématérialisées : Resto Flash avec une version numérique sur téléphone mobile et Moneo Resto avec la première carte-titres à puce. Les acteurs historiques devront très probablement leur emboîter le pas sur ces produits.

Participation aux frais de repas
Le CE a la possibilité de participer aux frais de repas des salariés. Du côté, de l’employeur, il n’y pas d’obligation de prise en charge, même si on constate une fréquente participation de fait, comme les primes de repas instituées par convention collective (industries pharmaceutiques, transports routiers…). En revanche, il reste encore de nombreux secteurs d’activités pour lesquels rien n’est prévu, et cela malgré des exonérations de charges sociales destinées à inciter le chef d’entreprise à partager l’addition.
A l’opposé, une loi interdit une prise en charge totale des repas, le salarié doit obligatoirement en payer une partie. Le salarié doit payer au minimum 40 % de la valeur d’un titre restaurant et 50 % de la valeur d’un repas pris dans le restaurant d’entreprise. Dans le cas d’une prise en charge totale, elle sera considérée comme un avantage en nature et soumise à charges sociales.

Solidarité

On l’ignore encore souvent, mais il est possible de faire don de ses titres restaurant à des associations humanitaires. Chaque ticket restaurant donné permet de financer des repas ou d’autres actions solidaires des associations bénéficiaires du don. Pour cela, il suffit d’envoyer ses titres soit directement à une des associations qui acceptent ce type de don : les Restos du coeur, le Secours populaire, la Fondation Emmaüs et Abbé Pierre ou l’Unicef par exemple. Pour avoir une idée de l’ampleur de ces opérations, en 2012, la Fondation Abbé Pierre a ainsi pu récolter 84 500 euros qui lui ont permis de financer ses différentes missions d’aide aux personnes en difficultés.

Autre possibilité, passer par un émetteur de titres lorsque celui-ci propose de récolter les dons pour les reverser à une association. C’est le cas notamment de Ticket Restaurant avec son opération « Restaurons la solidarité » qui soutient par ce biais les actions d’aide alimentaire de la Croix Rouge depuis 10 ans : un titre donné équivaut à sept repas. Ou encore « Je déj’, je donne » de l’opérateur Chèque Déjeuner qui reverse l’intégralité de la valeur du titre restaurant à l’association Action contre la faim : plus d’un million d’euros collectés ces trois dernières années.

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    Sophie Veteau

    gérante du restaurant géré par le CE de la Banque de France à Toulouse, et Fabienne Rouchy, secrétaire du CE.