Le CE sort sa hotte...
Dans certaines entreprises, la mode, lorsqu’approche Noël, est aux chèques cadeaux pour les salariés et même pour leurs enfants. Pourtant, quoi de plus magique pour un petit qu’un cadeau, choisi avec le plus grand soin sur un catalogue ? Peluches, maquettes, jeux manuels, modèles réduits, jeux de construction, de premier âge, de société, multimédia, de plein air... Il y en a pour tous les goûts, pour toutes les bourses et pour tous les âges. Les membres du CE organiseront, suivant leurs moyens, la distribution lors d’une fête ou d’un goûter autour du traditionnel Arbre de Noël, ou les feront livrer directement au domicile de leurs salariés.
Selon M. Blanc, délégué général de l’Union du Jouet (UNEJ), de la Fédération française des entreprises de gros, importation, exportation chaussures, jouets, textiles (FCJT), il faut, pour proposer le meilleur choix de jouets à ses salariés, s’adresser à des professionnels, des grossistes, dont c’est le métier depuis des années.Les CE constituent en effet un tiers de la clientèle des grossistes en jouets, aux côtés du commerce de détail spécialisé et de la grande distribution. C’est une clientèle spécifique, qui exige de nombreux services : constitution de catalogues, aide à la sélection des jouets, livraisons éclatées, présentation en paquets cadeaux et étiquetage, adjonction de confiserie etc.La gamme de jouets que proposent les grossistes est vaste : des articles pour les enfants de la naissance à 14 ans. Les fabricants de jouets, eux, n’ont généralement pas la possibilité d’offrir une telle variété.Le prestataire a également un rôle de conseil. Comme le souligne M. Bos, de la société Partner, les grossistes disposent des programmes cultes de la fin d’année, «nous sommes donc capables d’accompagner les élus dans leurs choix. Cette année, c’est la mini-caméra vidéo qui fonctionne très bien, parce que les prix ont fortement baissé : nous sommes capables d’expliquer que c’est incontournable. Nous devons donner la possibilité au CE de faire une offre pertinente, pour satisfaire le plus de salariés possibles.»
Parce que les mêmes jouets se retrouvent d’un prestataire à l’autre, c’est plutôt au niveau des services que les fournisseurs doivent faire la différence : aide à la commande, respect des délais de livraison, possibilité de visiter des salles d’exposition... Le CE doit porter une attention particulière à l’efficacité du service aprèsvente.Certains cas de figure doivent être envisagés avant même le processus de distribution : traitement des réclamations, reprise et échange des jouets défectueux, cassés ou différents de ceux commandés, stockage des jouets non réclamés…Pour remédier à ces éventuels problèmes, il suffit de prendre quelques précautions d’usage comme de prévoir un local sécurisé pour entreposer les articles avant et après distribution, ou de faire livrer les jouets emballés et étiquetés individuellement, un service assuré par de nombreux fournisseurs.Les articles destinés aux enfants sont tenus de répondre à des normes européennes de sécurité incontournables, et doivent faire l’objet d’un examen de conformité approfondi dans un laboratoire agréé. Il est important de vérifier qu’elles sont suivies, notamment pour les enfants en bas âge, pour lesquels les normes sont encore plus strictes. La mention : « Ne convient pas aux enfants de moins de 36 mois » est un indicateur. La sécurité est un thème pris au sérieux par la plupart des fournisseurs, qui suivent scrupuleusement la réglementation.Par ailleurs, les conseils d’âge sont importants. Ils sont donnés par le fabricant à la suite de recherches et de tests, pour aider à acheter un jouet bien adapté au développement et au comportement de l’enfant.Les fournisseurs ont donc un rôle de conseil à jouer auprès des CE, pour la sélection des jouets à proposer aux salariés. Ils les conseillent également sur ce qui va fonctionner ou pas au moment des fêtes de fin d’année.Si 80% des articles proposés par les fournisseurs sont des classiques, ceux-ci doivent proposer une sélection en relation avec les nouveautés du marché, le dernier jeu vidéo à la mode ou la peluche que tous les enfants s’arrachent.
Les photographies des catalogues n’étant jamais contractuelles, il ne faut surtout pas se contenter des photos et des catalogues pour arrêter son choix sur un article qui pourrait s’avérer décevant. Au contraire, il vaut mieux se déplacer dans le show-room du prestataire sélectionné, où l’on pourra voir les jouets et, le cas échéant, les tester.Même si la branche du jouet a fourni d’importants efforts pour développer la vente de jouets permanents ou lors d’occasions spécifiques réparties sur l’année (Halloween, Pâques…), l’activité demeure à ce jour extrêmement saisonnière, puisqu’elle se concentre à 70% environ dans les trois derniers mois de l’année.Pour faire face à cette situation et à l’impératif temporel (le Père Noël ne peut pas attendre), il faut que les CE s’y prennent à l’avance. Idéalement, les contacts avec les fournisseurs doivent être pris avant l’été et les choix effectués avant la fin septembre. Jean-Luc Bos explique cela : « les contraintes liées aux normes de sécurité font que les délais moyens d’approvisionnement sont passés de 2 à 4 mois.Bien entendu, on peut accepter des compléments après, mais les commandes elles-mêmes ne peuvent pas être passées après la fin septembre. »Le CE doit également s’organiser pour la sélection, l’emballage et la distribution, un travail important. C’est pourquoi, afin de gagner en disponibilité, n’hésitez pas à réclamer un accompagnement supplémentaire dans la saisie de la commande ou dans l’emballage de cadeaux.
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