La création de la Sécurité sociale d’une part et des CE d’autre part, en 1945, a privé le patronat français d’une partie de ses prérogatives sociales. Depuis lors, ce sont les CE qui sont chargés d’administrer les oeuvres sociales qui vont au-delà des prestations imposées par la législation.Comme la loi leur laisse la possibilité de recourir à des prestataires externes, de nombreuses sociétés se sont développées autour d’un thème : délester les élus de CE de l’ensemble de leurs contraintes concernant les actions sociales et culturelles (chercher des idées de sorties ou de cadeaux, gérer les stocks en billetterie, etc, voire tenir une partie de la comptabilité du CE.
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Les Activités Sociales et Culturelles (ASC) des CE sont un héritage des oeuvres sociales du 19ème début 20ème siècle. Selon la Cour de Cassation, il s’agit de «toute activité non obligatoire légalement, quelle qu’en soit sa dénomination, la date de sa création et son mode de financement, exercé principalement au bénéfice du personnel de l’entreprise, sans discrimination, en vue d’améliorer les conditions collectives d’emploi, de travail et de vie du personnel au sein de l’entreprise».
Les activités sociales et culturelles du CE recouvrent en fait plusieurs réalités. Il peut s’agir d’améliorer la vie quotidienne du salarié dans l’entreprise (restauration) ou chez lui (certains CE proposent des CESU pour une aide à domicile ou une garde d’enfants, d’autres participent à la complémentaire santé, créent une crèche ou encore accordent une aide exceptionnelle en cas de besoin…). Il peut aussi s’agir - et c’est de plus en plus souvent le cas - d’aider les salariés pour leurs loisirs (sport, sorties, vacances) et leurs achats (bons d’achat, chèques culture…).
De plus en plus souvent, les CE se dirigent vers des oeuvres plutôt culturelles que sociales et ont tendance à procéder à une redistribution pure et simple de leur subvention sociale à travers les bons d’achat, chèquesvacances et autres remboursements d’activités sportives ou culturelles. Il ne faut pourtant pas négliger le volet social de la mission du CE. Cela peut se traduire par une subvention différente des catégories les moins favorisées de l’entreprise (en fonction du quotient familial), l’intégration (malheureusement de plus en plus rare) des retraités dans les bénéficiaires ou tout autre action à vocation sociale (privilégier la création d’un restaurant d’entreprise avec des emplois à la clé plutôt que fournir des titres restaurant, par exemple). Le CE ne doit pas devenir pour les salariés un simple guichet-payeur.

Les sociétés de prestation spécialisées dans les services et offres pour les CE mettent en avant les points suivants :
• Les membres du CE sont accompagnés dans leur gestion, grâce à des conseils, des formations et des solutions adaptées.
• A travers un même interlocuteur, les CE ont réponse à leur besoin d’assistance et à leur volonté de satisfaire pleinement les salariés, où qu’ils soient en France.
• Le tarif collectivité est appliqué à titre individuel pour des loisirs tels que le cinéma, les parcs…
L’utilisation croissante d’Internet vient s’ajouter aux nombreux modes de communication à disposition des salariés. Ainsi, la commande en ligne permet aujourd’hui au salarié de mieux choisir parmi les offres et d’optimiser sa consommation et sa satisfaction.
La diversité de mode de fonctionnement des CE (centralisateur ou non, mono ou multi-sites, membres élus ou permanents) et l’exigence croissante des salariés sur l’offre de loisirs, sa variété et ses prix attractifs est une des problématiques des membres des comités d’entreprise. Ceux-ci doivent gérer en permanence deux types d’offres : les offres de groupes et les offres individuelles pour chaque salarié.
Les offres de groupes peuvent concerner aussi bien l’organisation des événements comme Noël ou des sorties (cabaret, karting…). Les offres de parcs de loisirs sont également très prisées et permettent, par les quantités commandées, d’accéder à des tarifs dégressifs extrêmement attractifs. Enfin l’organisation de weekends et de séjours pour réunir les salariés fait partie des
missions des membres du CE. Pour cela, il peut être plus facile pour les élus de CE de faire appel aux services et aux garanties d’un professionnel des voyages de groupe capable de proposer des offres packagées ou sur mesure et de prendre en charge la globalité de cette mission parfois complexe.
De plus en plus fréquemment, les salariés souhaitent également - voire exclusivement - bénéficier de réductions et d’avantages permanents, toute l’année, dans de nombreux domaines, culturels (cinéma, concerts, spectacles, théâtre, parcs d’attraction…), ou encore d’habillement, d’équipement pour la maison (TV, hi-fi, bricolage…) dont ils peuvent profiter seuls, à l’écart du groupe. Le CE doit alors gérer ces commandes individuelles des salariés, les stocks, la trésorerie et l’administratif comptable. Il doit trouver des idées de sorties, d’événements ou de cadeaux pour tous les goûts, tous les budgets et tous les âges et, si la société est représentée sur l’ensemble du territoire, sur toute la France.
Dans chaque cas, le CE peut organiser lui-même certaines activités (location de DVD, installation de machines à café, de friandises ou de fruits bio, devenus très tendance, etc…), passer par des prestataires distincts pour chaque événement ou, c’est encore assez rare, faire appel à un prestataire de services unique, qui met à disposition des salariés un catalogue et un site Internet où sont détaillées les prestations proposées. Les commandes sont alors passées par téléphone, courrier ou mail, voire en ligne.
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