Vis-à-vis des activités sociales et culturelles, le comité d’entreprise a le pouvoir de maintenir des activités existantes, de créer de nouvelles activités ou de mettre fin à d’autres activités.
L'employeur ne peut s'opposer à cette gestion sous peine de commettre un délit d'entrave et il ne saurait se substituer au comité dans l'exercice de ce droit. Lorsque l'employeur assure cette gestion en vertu d'une délégation, le comité d'entreprise conserve d’ailleurs un droit de regard et peut, le cas échéant, la revendiquer.
Les activités sociales et culturelles s'inscrivent dans un cadre légal que le comité est tenu de respecter. Il doit satisfaire aux obligations notamment fiscales et sociales inhérentes aux activités proposées.
Aujourd'hui, les CE doivent faire face à une offre de loisirs de plus en plus variée et à des demandes de la part des salariés de plus en plus individualisées en fonction de leurs besoins. Le CE est souvent tenté de procéder à une redistribution : bons d'achat, chèques-vacances, remboursement d'activités sportives ou culturelles. Si ces pratiques répondent à l'attente des salariés, elles ne peuvent pas tenir lieu de stratégie unique d'action. Le danger est réel de voir le CE vidé de ses attributions, réduit à n'être qu'un guichet payeur de prestations. Le CE doit développer une réelle politique d'innovation et favoriser l'accès à la culture et aux loisirs à l'ensemble des salariés.
Organiser une activité sociale:
4 critères obligatoires
• L’activité doit être facultative pour les salariés (pas d’obligation d’adhésion).
• Les bénéficiaires prioritaires sont choisis parmi les salariés, les anciens salariés et les membres de leur famille.
• Les activités doivent être attribuées sans discrimination (raciale, sexuelle ou religieuse).
• L’activité doit viser à l’amélioration des conditions de bien-être.