La loi vise, au pire, une négociation «à froid», au mieux, une anticipation, éventuellement avec une articulation GPEC.
Attention toutefois avant de s’aventurer vers un dispositif qui aurait pour conséquence d’amoindrir la capacité d’analyse et d’intervention des comités d’entreprise. Bien au contraire, les CE doivent, si des accords de méthode sont conclus, voir leur rôle s’étoffer. Cela suppose une certaine expérience des négociateurs dans un contexte agité.
Une analyse segmente les comportements : anticipation dans les grands groupes plus ou moins structurée du reclassement, urgence dans les entreprises dites petites ou moyennes. Quand le reclassement est sérieusement abordé, il est organisé plusieurs mois en amont du terme fixé par la procédure.