Secrétaire du CE de CARBONE LORRAINE EGC.
Il revient sur le vécu du comité quant à l’application de la réforme de la formation professionnelle.
Auriez-vous des conseils à donner à des élus pour qui la réforme s’est révélée complexe à mettre en place ?
Non, pas vraiment. Faisant partie de l’Union de l’Industrie Chimique, j’ai participé aux négociations concernant l’application de cette réforme, et connaissais bien les divers accords de branches.
Concrètement, en tant que CE, à quel niveau êtes-vous intervenu dans la mise en place du plan de formation de l’entreprise ?
La direction de Carbone Lorraine organise, de façon régulière, des entretiens avec les salariés.. Au CE, nous avons émis l’idée d’intégrer à ces entretiens un volet formation, afin de questionner chaque salarié sur les besoins ressentis dans ce domaine. Nous les avons laissés s’exprimer et détailler, étape après étape, chaque situation de travail, afin de déterminer les éventuelles lacunes dont ils peuvent souffrir dans l’exécution de leurs tâches.
Vous considérez-vous comme un médiateur entre la direction et les employés à ce titre ?
Oui, tout à fait. Nous devons vraiment concilier les deux parties. Par exemple, d’un côté, il nous faut revoir, parfois, le bien fondé de certaines demandes avec les salariés, car les nouvelles compétences qu’ils veulent acquérir doivent aussi profiter à l’entreprise. De l’autre, nous devons convaincre l’employeur que les salariés qui acceptent de se remettre en question et font l’effort de se former, verront leurs compétences évoluer. Ils méritent une revalorisation sur un plan purement salarial.