
Le concept de développement durable a vu le jour en 1987 en réaction à la surconsommation humaine des réserves naturelles de la planète et aux problèmes que cela engendre, notamment ceux de changement climatique. Depuis, l’idée d’un développement qui permette aux générations présentes de satisfaire leurs besoins sans remettre en cause la capacité des générations futures à satisfaire les leurs a fait son chemin et s’est affirmée comme un objectif de société. Elle a acquis ses lettres de noblesse à la Conférence de la Terre de Rio, en 1992, avec la publication de l’Agenda 21. Ce texte, adopté par 178 gouvernements, fixe les lignes de progrès que l’humanité devrait adopter au XXIème siècle pour maintenir son développement économique et social dans un environnement vivable. Il est du ressort de chaque État et Institution internationale d’en intégrer les principes dans la législation.
Les enjeux
Le développement durable présente une dimension planétaire autour d’enjeux génériques tels que la maîtrise des risques globaux (pollutions, risques et technologiques, changement climatique, épuisement des ressources l’accès aux biens essentiels (santé, éducation, eau, énergie…) et le respect des humains et sociaux. Il n’y a pas de modèle idéal de développement durable. C’est un processus de changement et une démarche de progrès continu l’ensemble des acteurs économiques et sociaux, qui met en exergue trois défis relever : celui du bien-être social, celui économique et celui de la préservation de l’environnement.
Les défis
Le traitement en interdépendance de ces trois défis nourrit depuis plusieurs années une réflexion sur l’évolution des modes de production et de consommation qui se traduira, à terme, par des transformations sociales et technologiques qui toucheront l’ensemble des structures économiques et sociales. L’entreprise, les salariés et leurs représentants sont particulièrement concernés et ont un rôle à jouer sur la façon dont s’engageront ces transformations dans lesquelles le problème des inégalités et la place du dialogue social sont prioritaires. Transposé à l’entreprise, le développement durable se traduit notamment par l’idée de triple résultat, qui conduit à évaluer la performance de l’entreprise sous les trois mêmes angles : social, économique et environnemental.
Au niveau social,
l’entreprise doit prendre conscience des conséquences sociales de son activité pour l’ensemble de ses parties prenantes : employés (conditions de travail, niveau de rémunération, non-discrimination…), fournisseurs, clients (sécurité et impacts psychologiques des produits), communautés locales (nuisances, respect des cultures) et la société en général.
Économiquement,
il s’agit de performance financière classique, mais aussi de capacité à contribuer au développement économique de la zone d’implantation de l’entreprise et à celui de ses parties prenantes, ainsi que du respect des principes de saine concurrence (absence de corruption, d’entente, de position dominante…).
Du point de vue environnemental,
on s’attarde sur la compatibilité entre l’activité de l’entreprise et le maintien des écosystèmes. Cela comprend une analyse des impacts de l’entreprise et de ses produits en termes de consommation de ressources, de production de déchets, d’émissions polluantes…
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