Faire confiance au trésorier du comité n’exclue pas que les autres membres contrôlent son travail : c’est la nature même d’une instance collective comme le comité d’entreprise.
De même, faire confiance à l’employeur n’exclue pas que les représentants du personnel obtiennent de leur côté tous les renseignements et conseils qui leur permettent d’assumer pleinement leur rôle.
Pour être en mesure de débattre de la marche de l’entreprise, de présenter des arguments sur tous les sujets concernant les droits des salariés, les représentants du personnel ont besoin d’être assistés par leurs propres experts.
Il ne s’agit pas ici de considérer, à priori, que l’employeur raconte des balivernes aux élus. Cela peut arriver, comme dans toute situation humaine : quand les dirigeants ou les interlocuteurs manquent d’arguments, certains d’entre eux ont une fâcheuse tendance à inventer le droit sur place. Certains élus font de même. Mais là n’est pas la question.
Pour avoir un dialogue social de bonne qualité, il est nécessaire qu’aucune des parties prenantes ne triche. Mais que les élus soient crédibles dans les problèmes qu’ils exposent à l’employeur et que celui-ci soit honnête dans ses propos et dans les informations qu’il délivre aux élus ne suffit pas à garantir un bon dialogue. Car personne ne détient la vérité absolue : ni l’employeur ni les élus. Le dialogue social est producteur d’idées et de solutions dès lors que chaque partie du dialogue (employeur d’un côté, représentants du personnel de l’autre) parle en connaissance de cause. C’est pourquoi chacune des parties du dialogue social doit disposer de ses propres experts. C’est à cela que répond la fonction d’assistance ou d’accompagnement auprès des comités d’entreprise.
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