
Élu du CE et Délégué syndical supplémentaire de l'UES «Groupe moniteur - action municipale», groupe de presse professionnelle.
Vous avez signé un accord sur l'utilisation de l'informatique et de la messagerie par les salariés et les IRP. Quelles sont les retombées ?
Cet accord était le constat d’une pratique existante. Nous utilisions la messagerie avant de le signer, nous avons continué à l’utiliser après. L’accord a officialisé notre présence sur l’intranet «Planète Uzès» (du nom du site principal de l’entreprise) avec un ratio de quatre pages par IRP. Avant, c’était la direction qui mettait nos pages en ligne. C’est utile pour les personnes en régions, journalistes, commerciaux qui peuvent se connecter à distance. Selon les statistiques de fréquentation il y a entre 100 et 300 pages IRP vues par mois, pour 600 salariés.
Qu'est ce qui a changé pour vos envois ?
L’accord a officialisé l’accès à la messagerie avec une adresse dédiée par IRP. Avant, les élus émettaient à partir de leurs boîtes perso. Cela créait la confusion : message professionnel ou message concernant le CE ou les activités des syndicats ? Le destinataire peut mettre un filtre : nous pensons que le salarié a le droit de refuser la communication des IRP comme il a le droit de refuser un tract qu’on lui propose devant l’entrée de l’entreprise.
Dans votre accord, les IRP s'engagent à ne pas faire «une utilisation abusive» de la messagerie ? Quelle est pour vous l'utilisation raisonnable de cet outil ?
Nous assumons nos responsabilités quant au nombre et à la fréquence des envois. Dans beaucoup de cas l’affichage traditionnel suffit. Les nouvelles technologies apportent un plus mais elles ne remplacent pas un contact direct avec les salariés. Nous continuons à diffuser les tracts à la main, la messagerie ne vient qu’en appui.