Cette consécration de la liberté syndicale est intervenue après la sombre période de l'Occupation et de la Charte du travail où les salariés devaient obligatoirement rejoindre des syndicats sous la tutelle de l'Etat. Mais le syndicalisme remonte à plus d'un siècle.
La CGT (Confédération Générale du travail) a vu le jour en 1895. Elle a été dissoute par le régime de Vichy et beaucoup de ses militants se sont illustrés dans la Résistance. A la Libération, des grèves insurrectionnelles menées par des syndicalistes communistes ont provoqué une scission et la fondation en 1947 de la CGT-FO (Force ouvrière).
La CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens) remonte pour sa part à 1919 et a également connu la dissolution penda t l'Occupation. En 1964, nombre de ses membres ont décidé d'abandonner toute référence statutaire à la morale chrétienne et ont créé la CFDT (Confédération française du travail).
La CFE-CGC (Confédération française de l'encadrement-Confédération générale des cadres) existe depuis 1980 mais trouve ses origines dans une union de cadres créée en 1944.