Le tourisme, une des très grandes branches économiques mondiales, présente des nombreux effets contraires au
développement durable : transports polluants et générateurs de gaz à effet de serre, pollution de l’air des sols et des eaux, destruction des écosystèmes naturels et menaces sur la biodiversité, bétonnage du littoral et de la montage, dénaturation du patrimoine culturel local, uniformisation et perte d’identité, impacts sociaux préoccupants (criminalité, prostitution, travail des enfants).
Il a aussi des effets positifs :emplois créés, amélioration de l'habitat, ouverture à la modernité, prospérité économique, mais les retombées économiques échappent en grande part aux populations locales. Activité largement transfrontière, il emporte villes et campagnes dans la spirale de la mondialisation. Le tourisme de masse peut construire des parcs à touristes isolés du reste du pays mais il existe aussi le logement chez l'habitant - où il y a du meilleur au pire - et les hôtels villageois. Si on cherche à lutter contre l’effet de serre, on préférera le tourisme de proximité - le TGV plutôt que l’avion - ou du moins on limitera les kilomètres - Prague plutôt que New York-. L’avion est inévitable pour certaines destinations mais il est possible de verser des fonds à des associations qui compensent le CO2 dégagé en aidant au reboisement.
Si on s’intéresse au développement social des pays du Sud, on privilégiera les circuits qui se font avec le maximum de transports locaux, on logera dans des hôtels construits et meublés avec des matériaux locaux et non importés - il sont d’ailleurs beaucoup plus séduisants que les chaînes aux produits standardisés - , on utilisera des équipements compatibles avec les ressources locales - dans les régions sèches, l’arrosage d'un golf n'est pas la meilleure allocation sociale de la ressource en eau.
En France, ATR Agir pour un tourisme responsable est une association qui cherche à regrouper les opérateurs du tourisme souhaitant oeuvrer dans ce sens. Le label ART est le premier label dans ce domaine, les premiers audits de certification ont commencé en 2007, par l’AFAQ-AFNOR Certification. Voyages SNCF.com organise des trophées du tourisme responsable.
De nombreux
voyagistes proposent du tourisme responsable, les prix sont généralement supérieurs à ceux des séjours dans des blocs de béton en bord de mer ou des circuits en car du genre l’Europe en cinq jours, la qualité est bien meilleure. Partenariat, contractualisation concerté, développement local, transparence en tous points : il est important que le voyageur et la population d’accueil tirent l’un et l’autre profit de cet échange.