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Stress et pénibilité
Le stress
En Europe, un salarié européen sur cinq déclare souffrir de troubles de santé liés au stress au travail. C’est dire si la question, apparue officiellement depuis une quinzaine d’années, est cruciale.
Selon l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, le stress «survient s’il y a déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que son environnement lui impose et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face».
Pourtant, les effets du stress ne sont pas uniquement de nature psychologique. Il affecte également la santé physique, le bien-être et la productivité. C’est pourquoi, selon l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité), on ne parle jamais de «bon stress». Ce terme est pourtant souvent employé pour désigner la tension, parfois excitante, que ressent une personne devant faire face à un défi. Mais si elle est dans un lien de subordination, qu’elle ne peut pas relever ce défi avec les moyens qui lui sont alloués et que la situation est chronique, les éléments de la pathologie sont réunis. La prévention du stress s’inscrit dans le cadre plus large de la prévention des risques professionnels. On l’a vu, l’employeur a une obligation de résultat quant à la protection de la santé et de la sécurité physique et mentale de ses salariés. Il existe bien des programmes qui aident les salariés à renforcer leur résistance individuelle - gestion individuelle du stress, formation à la gestion des conflits - mais ils n’ont des effets bénéfiques qu’à court terme. Pour une action de longue durée, il faut des actions de prévention collective : agir directement sur l’organisation, les conditions de travail, les relations professionnelles et le poste de travail. La Commission Européenne se penche depuis quelques années sur ce thème. Les partenaires sociaux consultés - Confédération européenne des syndicats (CES), Union des confédérations industrielles d’Europe (UNICE) devenue depuis Business Europe, Union européenne de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises (UEAPME) et Centre européen de l’entreprise publique et des entreprises d’intérêt économique général (CEEP) - ont signé un accord le 8 octobre 2004. L’accord national interprofessionnel signé par les partenaires sociaux en France fin 2008 améliore cet accord européen. Enfin, à l’automne 2009, le ministre du travail a demandé que des négociations sur la compréhension et la prévention du stress au travail s’ouvrent avant février 2010, dans les entreprises de plus de mille salariés (on en compte 2500). A lire aussi ...
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