La formation professionnelle
Bon à savoir
Le comité d'entreprise ou sa commission formation jouent un rôle pour informer les salariés sur leurs droits à des congés individuels pour une formation (CIF), pour un bilan de compétences ou pour la validation des acquis de l'expérience (VAE). Cette information peut passer par l'entreprise (note jointe au bulletin de paye, intranet, bulletin interne…) ou par le CE (affichage, dossier à consulter au CE, fiches à distribuer…).
Témoignage
Branislav RUGANI, secrétaire du ce de carbone Lorraine EGC, revient sur le vécu du comité quant à l’application de la réforme de la formation professionnelle
La réforme s’est-elle révélée complexe à mettre en place ?

Non, pas vraiment. Faisant partie de l’Union de l’Industrie Chimique, j’ai participé aux négociations concernant l’application de cette réforme, et connaissait bien les divers accords de branches.

Concrètement, en tant que ce, à quel niveau êtes-vous intervenu dans la mise en place du plan de formation de l’entreprise ?

La direction de Carbone Lorraine organise, de façon régulière, des entretiens avec les salariés. Ceux-ci ont eu lieu tout au long du premier semestre 2005.Au CE, nous avons émis l’idée d’intégrer à ces entretiens un volet formation, afin de questionner chaque salarié sur les besoins ressentis dans ce domaine. Nous les avons laissés s’exprimer et détailler, étape après étape, chaque situation de travail, afin de déterminer les éventuelles lacunes dont ils peuvent souffrir dans l’exécution de leurs tâches. En ce moment, nous sommes en train de compiler les réponses et d’effectuer des regroupements : certains besoins se recoupent-ils assez pour que l’on mette en place des formations pour des groupes de 20 à 30 personnes ? Que fait-on pour les demandes plus “marginales “ ?

Vous considérez-vous comme un médiateur entre la direction et les employés à ce titre ?

Oui, tout à fait. Nous devons vraiment concilier les deux parties. Par exemple, d’un côté, il nous faut revoir, parfois, le bien fondé de certaines demandes avec les salariés, car les nouvelles compétences qu’ils veulent acquérir doivent aussi profiter à l’entreprise. De l’autre, nous devons convaincre l’employeur que les salariés qui acceptent de se remettre en question et font l’effort de se former, et qui, donc, verront leurs compétences évoluer, méritent une revalorisation sur un plan purement salarial.
Le CIF concerne tout salarié ayant travaillé 24 mois, consécutifs ou non, dont 12 dans l'entreprise. L'intéressé demande une autorisation d'absence à l'employeur puis une prise en charge des coûts pédagogiques et du salaire à l'OPACIF (organisme paritaire collecteur des fonds affectés au CIF) compétent pour la branche ou au Fongecif régional. Le congé de bilan de compétences et le congé de validation des acquis (d'une durée de 24 heures de travail) concernent tout salarié ayant travaillé au moins cinq ans, consécutifs ou non, dont 12 mois dans l'entreprise. L'organisme paritaire peut prendre en charge le coût et rembourser à l'employeur le salaire maintenu.
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