Le soutien et l’ouverture à des loisirs de qualité pour les familles du personnel est une vocation des comités d’entreprise, au coeur des dispositifs d’oeuvres sociales d’entreprise. Cependant, inscrire ce type d’activités dans une logique de développement durable est une véritable gageure. En effet, les séjours touristiques sont souvent assimilés individuellement à des moments de décompression, utiles notamment pour contrebalancer le stress au travail, donc souvent choisis d’abord par opposition au quotidien, et ce avant de répondre à un besoin de base, ou même de contenir une utilité spécifique. Il y a souvent beaucoup d’irrationnel dans le « besoin » de tourisme. Difficile donc de suivre une politique de développement durable si on ne s’intéresse qu’au besoin du touriste.Pour intégrer correctement la question de la durabilité dans le tourisme, c’est bien en premier lieu au respect des besoins de la région d’accueil qu’il faut veiller. La clé principale de la durabilité dans cette activité est la bonne relation entre le tourisme et la communauté d’accueil. La population d’accueil doit non seulement en tirer un profit régulier mais aussi participer à sa gestion. Elle doit être une partie prenante incontournable des décisions de gestion du tourisme sur son territoire concernant au moins deux aspects :
- le volume et la périodicité/saisonnalité des flux touristiques
- Le type de tourisme développé (plutôt diffus ou plutôt concentré, avec quel type d’équipement…). C’est à cette condition que le tourisme peut valoriser la diversité de ce monde, favoriser la découverte mutuelle des populations, et, d’une certaine façon, contribuer à la paix.