Les élus du CE considèrent bien souvent les thématiques du développement durable et de la responsabilité de l’entreprise comme ne se situant pas dans leur champ de compétence. Pourtant, dans un environnement économique mondialisé, de plus en plus d’entreprises doivent rendre des comptes, plus seulement sur leurs performances financières, mais aussi sur celles touchant le social et la protection de l’environnement. Aujourd’hui, le traitement des démarches de développement durable et de responsabilité sociale dans l’entreprise est caractérisé par des actions plus volontaires et unilatérales mises en oeuvre par les responsables d’entreprise qui, dans les meilleurs cas,incluent à la marge les partenaires sociaux.
L’implication des représentants des salariés, en amont de l’élaboration des rapports extra-financiers, doit être développée. En effet, la responsabilité sociale et le développement durable font partie intégrante du dialogue social et contribuent à l’enrichir. Quand il s’agit de sauvegarder des activités et des emplois, la responsabilité sociale de l’entreprise est engagée et nécessite une implication des partenaires sociaux. De même, l’application des normes environnementales devient une contrainte incontournable qui pèse sur les investissements et le développement des entreprises, sur lesquels le CE a le pouvoir d’agir. A travers la RSE, c’est la gouvernance des entreprises et la rationalité de leurs stratégies qui sont interrogées, mais c’est aussi, pour le CE, la nécessité de s’engager à traiter de nouvelles thématiques dans et hors de l’entreprise, qui dépasse le cadre habituel de son action.